Rencontrer son idole d’enfance sur un plateau de cinéma, ça devrait ressembler à une scène de film. Pour Iman Vellani, ça s’est plutôt joué devant un écran vert, entre deux caissons colorés, sans même comprendre ce qu’elle filmait. L’interprète de Kamala Khan a raconté cette anecdote lors d’une session de questions-réponses sur Reddit, et le récit a depuis fait le tour des sites spécialisés Marvel.
Les deux actrices travaillaient alors sur le Quantum Encounter, une attraction qui venait d’ouvrir à Disney World. Vellani a expliqué : « J’étais honnêtement très confuse sur ce que nous filmions, j’étais devant un écran vert à sauter de boîte verte en boîte verte, lors de mon premier jour à Londres pour filmer The Marvels, j’ai rencontré Brie en vrai pour la première fois et soudain on faisait ce truc ensemble ». Une scène presque absurde : la future star du MCU découvre sa partenaire de jeu non pas dans une salle de répétition tranquille, mais coincée entre deux marquages au sol pour une expérience de parc à thème. Le média qui a recueilli ces propos a résumé la situation d’une phrase limpide : « Une façon bizarre de rencontrer son idole ».
À retenir
- Une rencontre physique totalement chaotique entre deux actrices qui s’admirent mutuellement
- Marvel a délibérément construit le scénario autour de cette relation authentique plutôt que de la cacher
- La vie réelle d’Iman Vellani en tant que fan devenue actrice reflète exactement l’arc de Kamala Khan
Une rencontre en deux temps, aussi étrange l’une que l’autre
Ce moment sur écran vert n’était en réalité pas la toute première fois que les deux actrices se croisaient, virtuellement du moins. Bien avant le tournage, en pleine pandémie, Brie Larson et Iman Vellani avaient déjà échangé, mais à distance. Considérant le contexte sanitaire de l’époque, leur première rencontre s’est logiquement déroulée par Zoom plutôt qu’en personne. Larson avait d’ailleurs partagé ce souvenir sur les réseaux sociaux avec une formule pleine d’affection : « Dès notre premier Zoom, j’ai su qu’elle serait la meilleure des héroïnes Marvel ».
Deux « premières fois » donc : un échange virtuel plein de tendresse d’un côté, une rencontre physique complètement chaotique de l’autre. Vellani elle-même n’a jamais caché le vertige que lui procurait cette situation. Quelques mois plus tôt, alors qu’elle venait tout juste de décrocher le rôle de Kamala Khan, elle confiait déjà à quel point l’idée de croiser ses idoles d’enfance la déstabilisait : « Brie est sur mon mur, et elle est dans mon répertoire téléphonique. Alors, c’est bizarre ». Passer du poster punaisé sur le mur de sa chambre d’ado au tournage d’un blockbuster planétaire, il y a de quoi perdre un peu ses repères.
Quand la fiction rejoint la réalité
Le plus savoureux dans cette histoire, c’est que Marvel Studios n’a pas laissé cette dynamique fan-idole se dissoudre une fois les caméras éteintes. Le studio en a fait, littéralement, le cœur battant du scénario de The Marvels. Dans le film, Kamala Khan est présentée comme une adolescente fan absolue, dessinant des bandes dessinées où elle s’imagine faire équipe avec son idole Carol Danvers, avant que son souhait ne se réalise. Le parallèle avec la vraie vie de Vellani, fan de comics devenue actrice aux côtés de celle qu’elle admirait, est presque trop parfait pour être une coïncidence.
Et ce miroir entre fiction et réalité ne s’arrête pas au postulat de départ. Vellani a elle-même reconnu, dans une interview accordée après la sortie du film, que son évolution personnelle collait étrangement à celle de son personnage. Elle expliquait : « Je suis au point où Kamala arrive à la fin du film, où elle humanise en quelque sorte son idole et ses mentors et réalise qu’eux aussi ont des problèmes. Et je ne peux pas imposer mon idée de l’héroïsme sur elle parce qu’elle est sa propre personne ». Cette phrase résume tout : le scénario ne s’est pas contenté de s’inspirer vaguement de leur relation, il l’a littéralement mise en scène, à quelques nuances près.
Une complicité qui a nourri le tournage
Cette proximité ne s’est pas construite en un jour, malgré le début un peu bancal devant l’écran vert. Sur le plateau de The Marvels, les deux actrices ont développé une relation qui allait bien au-delà du simple partenariat professionnel. Selon un entretien accordé à un média américain, Vellani a comparé sa relation avec Larson à celle de « frères et sœurs adoptifs » tissée pendant le tournage. Larson, de son côté, a insisté sur le fait qu’elle tenait à jouer pour Vellani le rôle de mentor qu’on avait joué pour elle à ses débuts : « J’ai eu la chance d’avoir Scarlett Johansson comme première personne à m’accueillir (…) donc leur faire ce même accueil, répondre à toutes ses questions, ça n’avait pas de prix ».
Ce que révèle vraiment cette anecdote du green screen, ce n’est pas juste un moment cocasse à raconter en interview. C’est le signe que Marvel Studios a su capter une énergie authentique entre ses interprètes et la transformer directement en matière scénaristique, plutôt que de la laisser cantonnée aux coulisses et aux bonus DVD. Rares sont les productions qui poussent la logique jusqu’à faire de la relation réelle entre deux actrices le squelette émotionnel d’un film à gros budget. Reste à savoir si les prochains projets du MCU sauront capitaliser sur ce genre d’alchimie improvisée, née d’un malentendu sur un écran vert plutôt que d’un plan marketing savamment orchestré.
Sources : cinemablend.com | wegotthiscovered.com