7 noms de Saiyans planqués au rayon légumes : Dragon Ball cachait un potager sous nos yeux depuis 1984

Akira Toriyama passait pour un dessinateur paresseux côté noms propres. La vérité, c’est l’inverse : il a bâti toute une race extraterrestre sur un gag potager tenu avec une rigueur maniaque. Chaque Saiyan porte, planqué dans son nom japonais, un légume précis, souvent son anagramme presque parfait. Ce n’est pas un détail de fan trivia : c’est une clé de lecture qui change le rapport entre les personnages une fois qu’on la voit. Direction le rayon primeur.

1. Vegeta, le légume assumé sans détour

Le prince des Saiyans porte le nom le plus transparent de toute la saga : Vegeta vient tout simplement de « vegetable », légume en anglais. Toriyama ne s’est même pas caché derrière un jeu de mots japonais alambiqué : il a francisé/anglicisé le mot brut pour son personnage le plus arrogant. L’ironie est savoureuse quand on connaît son ego : le guerrier le plus fier de l’univers porte, littéralement, le nom générique de « légume ». Un running gag que Toriyama confirmera lui-même dans plusieurs interviews sans jamais s’en excuser.

2. Kakarot, la carotte devenue Son Goku

Avant d’être adopté sur Terre et rebaptisé Son Goku par son grand-père Gohan, le héros s’appelait Kakarot, déformation directe de « carrot » (carotte) en anglais, prononcé « kyarotto » en japonais. Ce nom d’origine n’est pas anodin : il rappelle en permanence que derrière l’humain élevé à la campagne se cache un guerrier saiyan pur sang. Vegeta l’utilise d’ailleurs comme une arme rhétorique tout au long de la série, ressortant ce nom à chaque fois qu’il veut rabaisser Goku au rang de simple légume de son espèce.

3. Raditz, le radis venu réclamer son frère

Premier Saiyan à débarquer sur Terre pour semer le chaos, Raditz porte un nom qui trahit sa filiation dès sa première apparition : « radish », le radis. Toriyama construit ici une vraie logique familiale par les légumes, puisque Raditz est le frère aîné de Kakarot/Goku. Deux racines potagères, une même fratrie perdue puis séparée par l’exil forcé du bébé Goku vers la Terre. Ce lien horticole entre les deux frères n’a rien d’un hasard scénaristique : c’est la première preuve visible que la nomenclature légumière suit les arbres généalogiques du manga.

4. Nappa, le chou qu’on associe toujours au pire duo

Compagnon de Raditz puis de Vegeta, Nappa doit son nom au chou napa (« nappa cabbage »), un chou chinois très commun dans la cuisine japonaise. Toriyama choisit volontairement un légume moins « noble » que ses comparses, presque banal, pour un personnage lui-même dépeint comme un simple bras armé sans finesse ni stratégie. Le contraste avec le prince Vegeta, légume générique mais premier de sa liste, souligne discrètement la hiérarchie de caste saiyan : même les noms de légumes ont leur ordre de prestige dans l’univers de Toriyama.

5. Broly, le brocoli qui a explosé le box-office

Star du film culte de 1993 puis relancée en 2018 dans le canon officiel, Broly tire son nom directement de « broccoli », le brocoli. Le personnage devenu l’un des Saiyans les plus puissants et les plus populaires de toute la franchise porte donc, sous couvert d’un nom qui sonne cool en occident, l’un des légumes les moins glamour du potager. Un rappel malicieux que même la terreur légendaire de l’univers Dragon Ball reste soumise à la règle absolue instaurée par Toriyama dès la création de la race saiyan.

6. Bardock, la racine japonaise transmise à son fils

Père de Goku révélé dans un TV special de 1990 puis développé dans Dragon Ball Super, Bardock doit son nom à la bardane, plante racine appelée « gobō » en japonais et « burdock » en anglais. Toriyama boucle ainsi la boucle familiale amorcée avec Raditz et Kakarot : Bardock engendre deux fils dont les noms puisent eux aussi dans le potager. Cette continuité sur trois générations prouve que le système n’était pas qu’un gag ponctuel mais une véritable règle de conception appliquée dès l’origine de l’arbre généalogique des Saiyans.

7. Gine, la mère oubliée cachée dans le poireau

C’est le nom le plus discret et le plus révélateur de tous. Gine, mère de Goku introduite tardivement dans le film Dragon Ball Super: Broly (2018), tire son nom de « negi », le poireau japonais, simplement inversé. Toriyama réserve ce traitement inversé presque exclusivement aux Saiyanes, comme s’il codait le genre lui-même dans la syllabe retournée. Ce détail, resté invisible pendant plus de trente ans faute de personnage féminin saiyan développé, dévoile que même l’absence de femmes dans la saga suivait, en creux, une logique de nommage totalement pensée.

Du chou napa au poireau inversé, aucun nom saiyan n’a échappé au potager de Toriyama : une cohérence si totale qu’elle transforme un simple gag verbal en véritable structure narrative cachée.

Laisser un commentaire