Le meilleur ordre pour regarder JoJo’s Bizarre Adventure est le plus simple : celui des parties, de la une à la six. L’anime de David Production adapte Phantom Blood, Battle Tendency, Stardust Crusaders, Diamond Is Unbreakable, Golden Wind et Stone Ocean, soit 190 épisodes. À raison d’environ 23 minutes l’unité, cela représente plus de 70 heures, soit neuf journées de travail de huit heures.
Chaque partie change de héros, d’époque et de décor.
- La chronologie de publication reste l’ordre le plus cohérent, de la partie 1 à la partie 6.
- Les parties 1 à 6 totalisent 190 épisodes, soit plus de 70 heures de visionnage.
- Diamond Is Unbreakable se déroule dans une seule ville et sert souvent de porte d’entrée.
- Thus Spoke Kishibe Rohan se regarde après la partie 4, jamais avant.
Les parties 1 à 3 : des Joestar jusqu’en Égypte
Tout commence en 1987 dans le magazine Weekly Shōnen Jump, sous la plume de Hirohiko Araki. Phantom Blood, adapté en 2012 en seulement 9 épisodes, se déroule dans l’Angleterre victorienne et oppose le gentleman Jonathan Joestar à Dio Brando, un fils adoptif prêt à tout pour s’emparer de l’héritage familial. Battle Tendency enchaîne en 1939 avec Joseph, le petit-fils de Jonathan, face aux hommes du pilier, des créatures millénaires. Ses 17 épisodes forment avec ceux de la première partie une saison de 26 épisodes.
Stardust Crusaders change d’échelle. En 1989, Jotaro Kujo, lycéen taciturne en long manteau, part pour l’Égypte avec son grand-père Joseph afin de vaincre Dio, revenu d’entre les morts. C’est ici qu’apparaissent les Stands, ces manifestations de l’énergie vitale qui deviendront la marque de fabrique de la série. L’anime, diffusé de 2014 à 2016, compte 48 épisodes répartis en deux temps : le départ du Japon, puis l’arrivée en Égypte.
Les deux premières parties se regardent parfois du bout des yeux, avec leurs muscles surdimensionnés et leurs poses théâtrales. Il vaut pourtant mieux ne pas les sauter, car Joseph Joestar revient dans les parties 3 et 4 et porte une bonne partie de leur humour.
Les parties 4 à 6 : Morioh, Naples et la prison de Floride
Diamond Is Unbreakable tient en une seule ville, pour 39 épisodes.
Morioh, bourgade japonaise de 1999, abrite Josuke Higashikata, un lycéen à la banane de cheveux imposante, et un tueur en série discret nommé Yoshikage Kira. Le ton est plus quotidien, avec des enquêtes de quartier, des Stands retors et des combats qui reposent sur l’astuce plutôt que sur la force. C’est la partie que beaucoup de fans conseillent comme porte d’entrée, car elle demande très peu de connaissances préalables. Takashi Miike en a tiré un long-métrage live-action en 2017, que l’on peut garder pour plus tard.
Golden Wind (39 épisodes, 2018-2019) emmène le spectateur à Naples. Giorno Giovanna, adolescent qui rêve d’infiltrer la mafia pour la purifier de l’intérieur, y croise la bande de Bruno Bucciarati. Le générique « Il vento d’oro », composé par Yugo Kanno, est devenu l’un des plus reconnaissables de l’anime moderne.
Stone Ocean ferme le cycle avec Jolyne Cujoh, la première héroïne de la saga, condamnée à tort et enfermée dans une prison de haute sécurité en Floride. Ses 38 épisodes sont sortis sur Netflix en trois fournées, de décembre 2021 à décembre 2022. Le ton y est plus sombre et plus abstrait que dans les parties précédentes.
Parties 7, 8 et 9 : la suite, pour l’instant sur le papier
Steel Ball Run, publié à partir de 2004, change tout : on y suit une course de chevaux à travers les États-Unis de 1890, entre Johnny Joestar, ancien jockey paraplégique, et Gyro Zeppeli, un cavalier italien aux méthodes étranges. L’univers y est repris à zéro, ce qui en fait une entrée possible pour un lecteur novice. JoJolion (2011-2021) revient à Morioh, avec un héros amnésique retrouvé sous des décombres après un séisme. Enfin, The JOJOLands, lancée en 2023 dans le magazine Ultra Jump, s’installe à Hawaï.
Les huit premières parties totalisent 131 volumes reliés au Japon.
Pour l’ordre de lecture, celui de publication reste le plus cohérent, puisque les parties 1 à 6 se répondent par des clins d’œil, des liens de parenté et des objets qui reviennent. On peut toutefois commencer par la partie 4 si l’on craint le style un peu daté des débuts, puis revenir en arrière. Un seul impératif : ne pas lire la partie 3 avant la partie 2, au risque de passer à côté de plusieurs personnages clés.
Les spin-offs : lesquels valent le détour
Le plus connu est Thus Spoke Kishibe Rohan, qui suit Rohan Kishibe, le mangaka excentrique apparu dans Diamond Is Unbreakable. Il existe en OVA animés depuis 2016, mais aussi en série live-action produite par NHK à partir de 2020. Le personnage a même eu droit à Rohan au Louvre, une bande dessinée née d’une commande du musée en 2009, puis à un film live-action sorti en 2023. Ces récits courts et indépendants se regardent après la partie 4, jamais avant, sous peine de perdre l’effet de surprise.
Côté animation plus ancienne, deux séries d’OVA existent : 6 épisodes en 1993-1994, puis 13 épisodes entre 2000 et 2002, qui racontent à nouveau la partie 3. Elles intéressent surtout les curieux de l’histoire de la franchise, car le remake de David production les surpasse largement en fidélité et en rythme. Les amateurs de jeux de combat peuvent de leur côté se tourner vers All-Star Battle R, sorti en 2022, qui réunit plus de 50 personnages issus des différentes parties.
Dernier détail utile pour les indécis : la fin de Stone Ocean fait basculer la série dans un univers où les personnages réapparaissent sous d’autres visages, et c’est dans ce monde que se déroulent les parties 7 à 9.