Fullmetal Alchemist ou Brotherhood, lequel regarder : différences, fins et ordre conseillé

Brotherhood, sans hésiter, pour la majorité des gens. Cette adaptation de 2009, produite par le studio Bones en 64 épisodes, suit le manga de Hiromu Arakawa de bout en bout. Mais la version de 2003, elle, a des arguments que beaucoup de fans refusent d’oublier.

À retenir
  • Brotherhood suit le manga de bout en bout en 64 épisodes.
  • La version de 2003 compte 51 épisodes et prend ses distances avec le manga.
  • Brotherhood condense les premiers arcs, la version 2003 les développe davantage.
  • Le film Conquérant de Shamballa (2005) prolonge la version de 2003.

Deux séries, un même point de départ

Fullmetal Alchemist, la première série, démarre en octobre 2003 sur la chaîne japonaise MBS, alors que le manga publié dans le Monthly Shōnen Gangan est encore en cours. Elle compte 51 épisodes. Les scénaristes rattrapent vite le papier, et la série prend donc sa propre direction à partir du milieu de la saison.

Brotherhood arrive en avril 2009, quand Arakawa approche de la conclusion de son récit. Le manga s’achèvera en 2010 avec 27 tomes. Cette fois, le studio dispose d’un plan complet à adapter.

Un détail qui compte : le titre complet de la seconde série est bien Fullmetal Alchemist: Brotherhood, et non un remake au sens strict. Elle recommence l’histoire des frères Elric depuis le début, avec les mêmes personnages mais un autre chemin.

Ce qui change vraiment entre les deux

Le rythme, d’abord. Brotherhood file à toute allure sur ses premiers épisodes, au point de condenser en quelques minutes des séquences que la version 2003 prenait le temps de poser. Les premiers arcs, comme celui de Nina Tucker, y sont plus rapides et moins appuyés. Certains spectateurs y voient un défaut, d’autres une efficacité bienvenue.

L’intrigue, ensuite. Dans la série de 2003, les homonculus ont des origines différentes, la quête de la pierre philosophale prend un tour plus sombre et le monde extérieur à Amestris prend une place inattendue. Dans Brotherhood, le grand antagoniste est Père, l’être né dans une fiole, et le récit se déploie sur un conflit national qui implique l’armée, Ishval et le complot de Central.

Le ton diffère aussi. La première adaptation est plus mélancolique, presque tragique, avec une musique de Michiru Ōshima qui installe une ambiance de drame intime. La seconde mêle davantage l’humour, les scènes d’action et l’ampleur épique, au risque de moins s’attarder sur les silences.

Côté personnages, le contraste se voit surtout chez Greed, Lust et Envy, réécrits dans la série de 2003 avec d’autres motivations. Ling Yao, lui, n’existe que dans Brotherhood et apporte un pan entier du récit, celui du pays de Xing.

Voilà pourquoi les deux séries ne se remplacent pas.

Les fins, sans spoiler lourd

La conclusion de 2003 s’écarte du manga. Elle est plus sombre, plus ambiguë, et se prolonge dans le film Fullmetal Alchemist: Conquérant de Shamballa, sorti en 2005, qui propose une suite directe pour cette version de l’histoire. L’ensemble forme un univers parallèle, avec ses propres règles d’alchimie et son rapport à notre monde.

Brotherhood termine l’histoire telle qu’Arakawa l’a écrite, avec un affrontement final qui rassemble presque tous les personnages secondaires. Le dénouement coïncide avec le dernier chapitre du manga, ce qui donne à la série une cohérence que la version 2003 ne pouvait pas offrir.

Les deux fins font payer un prix aux frères Elric, mais la nature de ce prix change. Si l’équivalence est le cœur de la saga, chaque version la résout à sa manière, et c’est ce qui rend la comparaison si vive entre fans.

Dans quel ordre les regarder

Pour un premier visionnage, Brotherhood d’abord. C’est l’histoire complète, fidèle au manga, et elle se suffit à elle-même. Les 64 épisodes se regardent en une dizaine de soirées chargées, ou plus tranquillement sur deux à trois semaines.

Ensuite, si l’envie vous prend d’une autre lecture, la série de 2003 vaut le détour, surtout pour l’ambiance et pour le film de 2005. Mieux vaut l’aborder comme une variation que comme une vraie suite, sinon les différences d’intrigue peuvent dérouter.

Certains fans conseillent l’inverse : démarrer par 2003 pour la tonalité sombre, puis passer à Brotherhood pour la version « complète ». Ça fonctionne, à condition d’accepter de revoir les premiers épisodes dans un traitement plus rapide, et de ne pas s’étonner si les événements divergent.

Dernière option, pour les pressés : sauter directement à Brotherhood et laisser la série de 2003 pour plus tard.

Le manga, enfin, reste la référence. Ses 27 tomes sont publiés en France par Kurokawa, et le récit y est exactement celui de Brotherhood, avec un dessin d’Arakawa que beaucoup trouvent plus précis qu’à l’écran.

Où les trouver

Les deux adaptations ont circulé sur plusieurs plateformes de streaming en France au fil des années, et leur disponibilité change régulièrement selon les catalogues. Vérifiez directement sur les services habituels avant de vous lancer, car les droits évoluent d’un trimestre à l’autre.

Un dernier fait pour départager les indécis : Brotherhood reste régulièrement classée parmi les animes les mieux notés sur les grandes bases de données du public, souvent en tête des classements de fans, ce qui explique sa réputation de point d’entrée idéal dans l’univers.