Clayface fait-il partie du DCU ? Ce qu’il faut avoir vu avant le film DC du 21 octobre 2026, et ce qu’on peut sauter

À retenir
  • Clayface appartient bien à l’univers DCU de James Gunn et Peter Safran.
  • Le film se suit sans avoir vu Superman, Creature Commandos ou Peacemaker.
  • Les Batman de Matt Reeves et le Joker de 2019 restent dans une autre continuité.

Oui, Clayface est bien un film du DCU

Clayface fait partie du DCU, l’univers partagé que James Gunn et Peter Safran construisent chez DC Studios depuis 2025. Le film, réalisé par James Watkins sur un scénario signé Mike Flanagan, est sorti en salles françaises le 21 octobre. Tom Rhys Harries y incarne Matt Hagen, le visage derrière la masse d’argile.

Bonne nouvelle : aucun devoir de vacances n’est exigé.

Le film s’inscrit dans le chapitre « Gods and Monsters » et lorgne franchement du côté de l’horreur. Watkins vient du cinéma de genre (il a signé La Dame en noir en 2012, puis le remake de Speak No Evil en 2024), et Flanagan s’est fait un nom avec The Haunting of Hill House et Doctor Sleep. Ce tandem raconte l’histoire d’un acteur défiguré, selon le synopsis officiel, dont le corps se met à échapper à tout contrôle. On est plus près du body horror que de la grande fresque héroïque.

Les œuvres du DCU qui donnent un peu de contexte

Superman, sorti en juillet 2025, reste la porte d’entrée naturelle. Il installe un monde où les métahumains existent au grand jour et où les médias s’en emparent, ce qui aide à comprendre pourquoi un homme capable de se liquéfier n’étonne personne dans ce décor. Mais le film de Gunn raconte avant tout Metropolis, pas Gotham.

Côté séries, Creature Commandos (Max, fin 2024) pose le ton « monstres et marginaux » de cet univers sur sept épisodes. Elle sert de hors-d’œuvre sympathique si vous aimez les créatures à problèmes. Peacemaker saison 2, diffusée à l’été 2025, développe le même goût pour les personnages cabossés, sans lien d’intrigue nécessaire avec Clayface.

Le film est pensé comme une histoire autonome.

Même Supergirl, attendu en juin 2026 en salles, n’a pas été présenté comme un prérequis. Si vous avez raté tout ce programme, vous entrerez dans la salle avec les mêmes cartes que le spectateur qui a tout suivi. Les clins d’œil éventuels (un nom, un décor, une allusion à Gotham) relèvent du bonus pour initiés, pas du passage obligé.

Ce que vous pouvez sauter sans regret

Tout le reste, en réalité. Le Batman de Matt Reeves, avec Robert Pattinson, vit dans un univers distinct, tout comme le Joker de 2019 : inutile d’y chercher des raccords. Les spin-offs de ces films appartiennent à une autre continuité que celle de Gunn.

Les anciennes versions du personnage n’ont pas davantage à figurer sur votre liste. L’épisode « Feat of Clay » de Batman, la série animée (1992) reste un classique, la série Gotham a fait de Basil Karlo un criminel récurrent, et Batman: Caped Crusader (Prime Video, 2024) a relancé le mythe en animation. Ce sont de belles curiosités, mais elles racontent d’autres versions du personnage.

Les comics, eux, éclairent une confusion fréquente. Il n’existe pas un seul Clayface, mais plusieurs. Basil Karlo, un acteur de films d’horreur, apparaît dès 1940 dans Detective Comics n°40, et Matt Hagen, un chasseur de trésors transformé par un bain de protoplasme, débarque en 1961 dans le n°298. Le film emprunte le prénom et le nom de Hagen, mais pas forcément tout son parcours papier.

Si vous voulez quand même vous mettre dans l’ambiance

Mieux vaut préparer le ton que la chronologie. Revoir Speak No Evil donne une bonne idée de la manière dont Watkins installe un malaise sans l’expliquer, tandis que Doctor Sleep montre le goût de Flanagan pour l’horreur qui laisse de la place aux personnages. Ces deux séances en disent plus sur Clayface que dix épisodes de série.

Pour les curieux de la BD, un seul numéro suffit : le Detective Comics n°298 pour l’origine de Hagen, ou le n°40 pour comprendre pourquoi Karlo, premier du nom, hante encore l’imaginaire de Gotham. Comptez quelques minutes de lecture, rien de plus.

La suite du calendrier DCU se dessine déjà avec Man of Tomorrow, annoncé pour 2027, où Superman retrouvera Lex Luthor.